Bonne Rentrée! L’édito d’Alain Glasberg

Le cinéma, l’audiovisuel, et toutes les formes nouvelles d’expression numérique font appel, à la base, aux techniques du son et de l’image. La vulgarisation des moyens de créer l’image et le son, de les assembler pour en faire naître une histoire, une information, un message font qu’il semble qu’aujourd’hui tout le monde peut avoir accès à la professionnalisation de la chose. On peut être un excellent amateur, donc quelqu’un qui crée et qui aime, sans pour autant prétendre se situer dans le champ du métier et souhaiter en vivre.

Apprendre, toujours apprendre, tel est un des sens profond de la vie. La formation professionnelle est importante si elle permet une véritable montée en qualification. Elle exige de la part des formateurs la connaissance, l’expérience, le sens du plaisir de transmettre et la rigueur de l’enseignement. En matière de technique, les moyens et les méthodes de captation de l’image et du son évoluent au rythme rapide de la technologie certes. Filmer un être humain, un paysage, capter le son d’une ville ou des acteurs de la nature c’est aussi apprendre à voir, à entendre, à faire corps avec son sujet, avec son environnement. En d’autre terme, nous parlons là de culture. L’art cinématographique est une pensée en mouvement, une poésie sensible au temps et à l’espace, un lieu privilégié où se conjugue l’impulsion créatrice et la rigueur de la technique.

L’IMCA est né il y a 30 ans : ses créateurs Jacky Monteillard et Jacob Reymond en ont posé ces principes qui se perpétuent dans l’équipe des dirigeants et des formateurs.

Il y a 30 ans une jeune femme, fille d’un homme amoureux du livre mais aussi de l’image, côtoyait l’IMCA à Arles. Son père Hubert Nyssen venait de créer les éditions Actes Sud. Elle, Françoise Nyssen est aujourd’hui ministre de la Culture. Nous ne doutons pas de son attachement à la formation des techniciens du cinéma et de l’audiovisuel. Ces formations sont indispensables pour permettre à la France de rester sur le podium de l’excellence dans ce domaine professionnel. L’enjeu de l’économie culturelle dont le cinéma et l’audiovisuel sont des composantes passe par ce chemin.

Et Nous, à l’IMCA, sommes là pour accueillir et accompagner les stagiaires dans leur quête de la connaissance et dans leur soif de réussite.

Alain GLASBERG

Producteur réalisateur

Président de l’IMCA

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